Le 12 décembre à Bruxelles, soyons nombreux et nombreuses

(Mise à jour le 19 décembre 2023 à 14:26)

Faisons entendre les revendications du monde du travail :
  • hausse des salaires et pensions,
  • égalité femmes/hommes,
  • refus des politiques d’austérité en France et en Europe !

 

PARTICIPONS MASSIVEMENT À LA MANIFESTATION
DU 12 DÉCEMBRE 2023 À BRUXELLES!

 

Face à l’inflation, il faut augmenter les salaires et pensions en France et en Europe !

L’évolution des salaires comme celle des pensions ne compense pas la hausse du coût de la vie. L’inflation est de retour et les projections prévoient que la hausse des prix devrait persister et se maintenir à un haut niveau.

Sur la période 2020-2022, la part des salaires dans la valeur ajoutée a encore baissée, traduisant le fait que le partage des richesses créées en Europe s’est fait au détriment des salariés et au profit du capital.

Les femmes sont sur-représentées dans les catégories percevant les rémunérations les plus faibles : en France, 64% des femmes sont au SMIC. L’écart de rémunération femmes-hommes est de 27  % dans notre pays et de 13  % au niveau européen. L’inégalité des rémunérations expose davantage les femmes à la pauvreté et contribue à l’écart de retraite entre les femmes et les hommes dans l’UE, qui s’élevait à environ 30  % en 2018. C’est inacceptable !

En finir avec le Pacte de Stabilité et de Croissance (PSC) !

Le PSC interdit aux États membres de dépasser un niveau de déficit de 3  % et de 60 % d’endettement, fixé arbitrairement, qui empêche toute politique de progrès et pénalise l’investissement public. Il conduit à l’adoption de politiques budgétaires nationales restrictives en phase de croissance économique faible : le monde à l’envers !

Évidemment, ce pacte n’empêche aucunement les plus riches de se gaver toujours un peu plus, et les salarié.e.s, retraité.e.s, privé.e.s d’emploi, jeunes, de subir toutes ces restrictions !

C’est donc toute la gouvernance économique européenne qui doit être revue, ainsi que les règles relatives à l’investissement public et au budget, afin de les orienter vers un budget qui réponde principalement aux enjeux sociaux, environnementaux et Humains.

Non au retour programme de l’austérité.

Si les Etats membres de l’Union européenne ne réforment pas radicalement le PSC, ce sont les anciennes règles qui s’appliqueront de nouveau à partir de 2024, avec toutes leurs conséquences néfastes sur les travailleurs, les systèmes de protection sociale pour toutes et tous et les services publics.

Aujourd’hui la Commission européenne a publié une proposition de nouvelles règles économiques selon lesquelles les États membres de l’UE dont le déficit budgétaire dépasse les 3  % du PIB devront réduire ce déficit d’au moins 1,5  % par an. C’est 14 États qui devront réduire leurs dépenses à hauteur d’un total de minimum 45 milliards d’euros…

La CES, avec la CGT, a mis en lumière les conséquences de ce retour de l’austérité, et les financements possibles si les pays n’étaient pas forcés de réduire leurs dépenses.

Avec un déficit budgétaire de 4,7  %, ces nouvelles règles exigeraient que la France engage une réduction annuelle de plus de 13 Mds d’euros, ce qui représente par exemple, le financement de plus de 370  000 infirmières et plus de 490  000 enseignants !

Macron : précepteur de choix antisociaux et bon élève de l’austérité.

Macron participe activement au processus décisionnel européen, à la définition des orientations libérales européennes et à leur mise en œuvre zélée.

NOUS EN AVONS PLUSIEURS EXEMPLES :

  • Le Projet Loi de Finances 2024 : le gouvernement a annoncé une baisse de 6.3 Mds d’euros par rapport à 2023. Une première depuis 2015. Et la politique antisociale entamée en 2017 se poursuit : baisse de la fiscalité des grandes entreprises et des contribuables les plus fortunés, au détriment des ménages les plus modestes, des collectivités locales et des services publics.
  • Le Projet Loi de Finances de la Sécurité Sociale 2024, avec lequel le gouvernement veut imposer à notre système de santé de nouvelles économies à hauteur de 3,5 milliards d’euros minimum, en dépit de nombreux signaux d’alerte en provenance de la population et du personnel :
    • un projet qui organise le démantèlement de nombreux droits et acquis, par exemple avec la remise en cause du droit à un arrêt maladie en augmentant le contrôle sur les prescriptions  ;
    • une volonté gouvernementale de piller les ressources de l’UNEDIC et de l’AGIRC/ARCCO  ;
    • une attaque contre les fondements de la réparation des Accidents de Travail / Maladies Professionnelles, et une remise en cause de la Faute Inexcusable de l’Employeur  ;
    • remise en cause des qualifications des médecins et gestion de la pénurie par l’extension de la prescription de certains médicaments aux pharmacien·nes qui n’ont ni le temps ni les moyens.
Faisons entendre nos revendications !

C’est à l’Europe néo-libérale que nous nous opposons et c’est une autre Europe que nous voulons, pour que le contenu social, économique et écologique de la construction européenne réponde aux besoins et aspirations du monde du travail, de la population en général, sur la base de la coopération et non pas de la mise en concurrence généralisée.

La CGT est particulièrement inquiète de la progression des forces d’extrême droite en Europe, fruit de la désespérance sociale, née des politiques néolibérales de casse des droits sociaux, d’attaque des services publics, de la non-réponse aux besoins des populations et des inégalités croissantes.

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