2024 - Violences faites aux femmes et aux enfants
MaJ - 26/05/2024
Violences faites aux enfants
- 97% des auteurs de violences sexuelles sont des hommes et la grande majorité des victimes sont de genre féminin (source : CIIVISE).
- 5 % des écoliers du cours élémentaire supérieur (CE 2) au cours moyen supérieur (CM 2), 6 % des collégiens et 4 % des lycéens sont considérés comme victimes de harcèlement (source : résultats de l’enquête lancée en novembre 2023 et rendus publics ce 12 février).
- 19 % des écoliers du CE 2 au CM 2, 6 % des collégiens et 5 % des lycéens doivent faire l’objet d’une vigilance accrue face au risque de harcèlement.
- 35 élèves ont été changés d’école pour des faits de harcèlement depuis la rentrée 2023 (source : ministère de l’éducation nationale).
- En France, un enfant est tué tous les cinq jours et un enfant est agressé sexuellement toutes les trois minutes (source : rapport annuel de l’UNICEF 2022, rapport de la CIIVISE 2023).
Violences faites aux femmes
- 900 femmes victimes de féminicides depuis depuis le premier quinquennat d’Emmanuel Macron, auxquelles s’ajoutent, en 2023, 40 femmes tuées en dehors des couples (source : collectif Nous Toutes).
- Le budget pour lutter contre les violences faites aux femmes est insuffisant : 148 millions d’euros par an, quand la Fondation des femmes chiffre les besoins à 2,6 milliards d’euros.
- En 2022, les plaintes pour violences conjugales avaient augmentées de
15 % par rapport à 2021. (Cela ne signifie pas nécessairement qu’il y ait
une hausse des violences faites aux femmes, mais en tout cas, que les
femmes parlent moins difficilement.)
- Seulement 0,6 % des viols sont condamnés en France (source : Manon Aubry, députée européenne).
- Les deux tiers des femmes tuées dans le monde le sont dans l’espace privé et, parmi celles-ci, la majorité par un partenaire ou ex-partenaire (source : Pascal Pics, paléoanthropologue).
- C’est aussi dans les milieux familiaux ou familiers que la majorité des femmes subissent des viols.
- Plus de 230 millions de femmes ont été victimes de mutilations génitales féminines (excision - ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres - ablation du clitoris, ou infibulation - excision et suture de l’orifice vaginal pour le rétrécir) (source : estimations mondiales de l’UNICEF).
- Un chiffre en hausse de 15 % par rapport à la précédente étude datée de 2016.
- C’est 30 millions de femmes victimes supplémentaires.
- L’Afrique est le continent le plus touché, avec plus de 144 millions de survivantes de mutilations génitales féminines quand l’Asie en compte 80 millions, et le Moyen-Orient six millions.
- Environ 4 filles et femmes sur 10 ayant subi des mutilations génitales féminines vivent dans des pays en proie à des conflits ou fragiles.
- Le rapport révèle aussi une tendance inquiétante, avec de plus en plus de filles subissant cette pratique à un âge de plus en plus jeune, souvent avant leur cinquième anniversaire.
- En Somalie, pays où se pratiquent le plus de MGF dans le monde, 99 % des femmes entre 15 et 49 ans en ont subi,
- En Sierra Leone, le pourcentage d’adolescentes de 15 à 19 ans ayant subi une mutilation génitale a chuté en trente ans de 95 % à 61 %. Cette diminution des MGF concerne aussi l’Éthiopie, le Burkina Faso et le Kenya.
- Pour éliminer les MGF d’ici 2030, le rythme mondial de déclin devrait être 27 fois plus rapide (source : UNICEF).
- En 2024, plus de 12 000 filles subiront des MGF, chaque jour dans le monde (source : Fonds des Nations Unies pour la population). Elles pourraient être 4,6 millions en 2030.
- Environ 80 % des plaintes pour violences faites aux femmes sont classées sans suite par manque de preuves – celui-ci généré par un manque d’investigations.
Violence des jeunes
- Une baisse de 24 % du nombre de mineurs mis en cause a été observée entre 2019 et 2022 (source : ministère de la justice)
- La proportion de poursuites est restée stable sur cette période, le nombre de mineurs jugés devant les tribunaux a baissé de plus de 30 %.
- Le taux de réponse pénale à l’égard des jeunes est de plus de 90 %
- Le caractère répressif de cette justice ne fait que gagner du terrain : l’emprisonnement est la peine la plus souvent prononcée et sa durée ne fait que s’accroître (elle est en moyenne de 9 mois en 2020 contre 5,5 mois en 2010).
- Ces chiffres ont pour conséquence une hausse de 19 % du nombre d’enfants détenus entre le 1er janvier 2023 (614) et le 1er janvier 2024 (732).
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- le caractère répressif de cette justice ne fait que gagner du terrain : l’emprisonnement est la peine la plus souvent prononcée et sa durée ne fait que s’accroître (elle est en moyenne de 9 mois en 2020 contre 5,5 mois en 2010). Ces chiffres ont pour conséquence une hausse de 19 % du nombre d’enfants détenus entre le 1er janvier 2023 (614) et le 1er janvier 2024 (732) et illustrent les limites de ce modèle répressif.
À l’hôpital - En 2023, huit femmes médecins sur dix affirmaient avoir été victimes de comportements sexistes.
- 30% de ces femmes ont déclaré avoir subi des gestes inappropriés ou des attouchements, 17 % des agressions sexuelles (source : association Donner des elles à la santé).
- Il n'y a que moins de 30 % qui déclarent en avoir parlé au sein de l'hôpital (source : Marie-France Olieric, cheffe de service en gynécologie à Metz).
IVG
- 47 000 femmes meurent chaque année dans le monde au cours d’avortements clandestins, soit une toutes les neuf minutes (source : Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes).