2024 - Sports
- La dépense sportive des ménages a été estimée à 23 milliards d’euros pour l’année 2021,
- La dépense sportive publique a été évaluée à 14,1 milliards d’euros en 2021, répartis à parts égales entre l’État et les collectivités locales.
- La dépense sportive des entreprises (droits de retransmission des événements sportifs, mécénat) est établie à 1,7 milliard d’euros en 2021 et environ 3 milliards d’euros en 2018 (source : ministère des sports et ’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire INJEP).
- Le secteur privé du sport emploie 163 000 salariés (année 2022), auxquels s’ajoutent 98 000 individus dans des activités associées au sport (fabrication et commerce de détail d’articles de sport par exemple).
- Le secteur public emploie 87 000 salariés travaillant dans le domaine du sport (année 2021 - source : INJEP).
- Le sport professionnel contribue au financement du sport amateur, notamment via la taxe Buffet (environ 60 millions d’euros par an) qui organise le transfert de 5 % des droits de retransmission télévisée perçus par les fédérations nationales aux associations sportives par l’intermédiaire de l’Agence nationale du sport (source : Vie publique).
- Le mouvement sportif français est structuré autour d’une offre de pratiques sportives licenciées fournie par les associations sportives, qui est de plus en plus concurrencée par le développement d’une offre de pratiques sportives qui émanent d’entreprises du secteur lucratif marchand.
- Dans le cadre du plan d’économies de 10 milliards d’euros sur les dépenses étatiques cette année, annoncé le 18 février par le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, le ministère des sports et des JOP va ainsi devoir se passer de 50,5 millions d’euros de financements, sur un budget global de 1,06 milliard d’euros (source : décret portant annulation de crédits, publié au Journal officiel le 22 février).
- Le coup de rabot devrait porter pour l’essentiel sur les crédits issus du budget de l’Etat destinés aux politiques publiques en faveur du sport - 710 millions d’euros initialement prévus (source : Le Monde).
- La loi de programmation des finances publiques pour les années 2024 à 2027 acte une baisse de 130 millions d’euros en 2025 et en 2026 des crédits de paiement en faveur du sport issus du budget général de l’Etat (source : Le Monde).
Jeux olympiques et paralympiques
Emploi
- Les Jeux Olympiques de Paris2024
devraient générer la création de 116 000 emplois et 9,8 milliards
d’euros de valeur ajoutée (source : Modèle d’Impact d’Asterès - MIA).
- Le
budget total des JO se monterait à 8,8 milliards d’euros. 4,4 milliards
d’euros sont dédiés à la construction d’infrastructures (Solideo) et
4,4 milliards d’euros à l’organisation proprement dite (Cojo, soit des
dépenses liées à la communication, la logistique, la sécurité…).
- L’impact économique de ces dépenses est faible comparé à la taille de
l’économie française. 9,8 milliards d’euros de valeur ajoutée
supplémentaires générés par les dépenses liées à l’organisation des Jeux
Olympiques représentent environ 0,4 % du PIB français.
- Sur les quelques années avant et après l’évènement, l’impact économique
des dépenses pour l’organisation des Jeux Olympiques est inférieur à
0,1 % du PIB par an.
- Le gouvernement avait débloqué en 2019 la somme de 20 millions d’euros pour développer la recherche sur le sport d’élite.
Prix des places
- Lors de l’annonce du projet à la fin de 2021, pour la cérémonie d’ouverture, la jauge avait été établie à 600 000 spectateurs, dont 400 000 à 500 000 gratuitement.
- Ce seront finalement 326 000 spectateurs, dont 222 000 gratuits. La jauge des places gratuites a diminué de moitié.
- Pour la cérémonie d’ouverture, le prix des places ira jusqu’à 2 700 euros.
- Le prix des places payantes sera de 90 euros à 2 700 euros, leur nombre n'a quasiment pas diminué : jusqu’à 990 euros pour la finale des 100 mètres ou 980 euros pour le basket, 500 euros pour les éliminatoires en natation ou 480 euros pour la gymnastique.
- Un million de places sur les 10 millions mis en vente seront accessibles à 24 euros, et 5 millions à 50 euros.
Coût
- À trois mois de la cérémonie d'ouverture, la facture des JO frôle les 9 milliards d'euros (source ; ministère des sports), soit deux milliards de plus que ce qui était prévu en 2019.
- Le montant définitif pourrait même approcher 12 milliards (source : cabinet de conseil Asterès).
- Sur les 8,8 milliards d'euros de budget des JO, la moitié (4,4 milliards) correspond à l'organisation proprement dite, gérée par le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop - source : France Info).
- La quasi-totalité de cette enveloppe (96%) est financée par des fonds privés. Cet argent provient de la billetterie (1,4 milliard), d'une dotation de la part du CIO (1,2 milliard) et des contrats conclus avec les sponsors (1,2 milliard).
- Les 4% avancés par l'Etat (environ 175 millions d'euros) concernent spécifiquement les Jeux paralympiques.
- L'autre moitié (4,4 milliards) du budget global est consacrée aux infrastructures et dépenses d'investissement de la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo), en charge notamment de la construction du Centre aquatique olympique et du village olympique.
- 2,1 milliards sont financés par les promoteurs privés, et 2,3 milliards d'euros des collectivités publiques, dont 1,2 milliard de la part de l'Etat (source : ministère des sports).
- Parmi les dépenses non comptabilisées dans le budget officiel des Jeux, figurent notamment les coûts engagés pour la sécurité publique (source : France Info).
- En 2020, une étude de chercheurs de l'université d'Oxford observait un dépassement moyen de +172% depuis 1960.
- Dans son dossier de candidature, l'organisation de Paris 2024 promettait des retombées économiques de 10,7 milliards d'euros.
- Les retombées économiques devraient se situer entre 8 et 5,1milliards d’euros, soit entre 0,2 et 0,4 % du PIB annuel de la France.
- Qui, dans le monde sportif, profite des Jeux ? (source : Wladimir Andreff, Économiste et président du conseil scientifique de l’Observatoire national du sport).
- Le Comité international olympique (CIO), organisateur des Jeux, y gagne deux choses : 10 milliards d’euros qu’il paye seulement un milliard, d’autres le payant pour lui, et des droits de télévision allant de 2 à 4 milliards d’euros entre chaque édition.
- L’impact économique des Jeux est toujours, dans le meilleur des cas, aux alentours de 10 milliards. Ce résultat se calculant sur dix-sept ans, cela représente moins d’un milliard par an et moins de 0,01 % du PIB français.
Transports en commun
- Le maillage des transports en commun devait s’enrichir de six nouvelles lignes ou prolongements de métro et de RER pour accueillir les dix à quinze millions de spectateurs prévus et desservir les sites olympiques (source : France Info).
- Le Comité d’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques (Cojop) a, en 2022, abandonné l’engagement de la gratuité des transports en commun pour les détenteurs d’un billet le jour de la compétition.
- Le ticket de métro, actuellement à 2,10 euros, passera durant cette période à 4 euros l’unité (16 euros pour le passe d’un jour et 70 euros la semaine) pour l’ensemble des visiteurs.
- La livraison des lignes 15 sud, 16 et 17 n’interviendra pas avant 2026, celle du CDG Express, la liaison rapide entre la gare de l’Est et l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, n’est pas prévue avant 2027.
- Seule la ligne 14 devrait respecter les délais en desservant au nord Saint-Denis-Pleyel et au sud Orly.
Personnes à mobilité réduite
- Pas moins de 14 000 athlètes, fin juillet, puis 9 000, fin août, vivront au village à Saint-Denis pendant les jeux Olympiques et Paralympiques.
- Les immeubles prévus accueilleront 6 000 habitants et autant de salariés après les Jeux et seront accessibles aux personnes à mobilité réduite.
- Dans le métro parisien , seulement 13 stations (toutes sur la ligne 14) sur 303 sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, soit 3 % du réseau.
Équipements
- Le Centre aquatique olympique (CAO) de Saint-Denis prévu pour accueillir jusqu’à 17 000 spectateurs,
- Cet équipement a coûté 175 millions d’euros et sa capacité a été réduite à 5 300 spectateurs.
Les bénévoles recrutés en vue des jeux Olympiques et Paralympiques
- 45 000 bénévoles sont recrutés en vue des jeux Olympiques et Paralympiques,
- Une majorité de volontaires ne percevront aucune rémunération ni indemnisation pour les frais engagés.
- D’autres seront salariés des gros sponsors des Jeux, et verront leur hébergement, leur voyage et une partie de leur temps de travail pris en charge par leurs employeurs pendant les Jeux.
- En pourcentage, Sanofi pèse près de 5 % dans le total des bénévoles.
- Une partie des bénévoles seront appelés à travailler sous la supervision des équipes d’Omega (hotloger suisse, appartenant au géant mondial, le Swatch Group) en tant qu’« opérateur de tableau d’affichage », « statisticien », « opérateur chronométrage et notation » ou encore « équipier (chronométrage et notation) ».
- Le Swatch Group réalise près de 9 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel et 850 millions d’euros de profits.
- L’extension des exonérations aux filiales du chronométreur (impôts sur les sociétés, impôts sur les bénéfices industriels et commerciaux, retenue à la source pour les rémunérations, participation des employeurs à l’effort de construction, extension des exonérations aux filiales…) devrait tourner autour de 4 millions d’euros.
Salaires des cadres dirigeants
- La masse salariale globale du comité d’organisation s’élève à 584,8 millions d’euros, une somme qui concerne les salaires versés depuis la création du COJOP en 2017, avec une trentaine d’employés, jusqu’aux Jeux durant lesquels le comité comptera cet été 4000 salariés (source : pré-rapport de la Cour des comptes daté de mars 2021).
- Ce montant d’un peu plus d’un demi-milliard d’euros représente 13 % du budget du COJOP (4,4 milliards d’euros financé à 96 % par de l’argent privé).
- Initialement, le COJOP, qui est une association de type loi 1901, avait pourtant prévu dans son dossier de candidature une masse salariale de 470 millions d’euros.
- 13 directeurs perçoivent 153 000 euros brut annuels, que huit directeurs exécutifs sont rétribués plus de 200 000 euros par an dont le directeur général, Etienne Thobois (260 000 euros).
- Le coût total des 5 plus grosses rémunérations s’élève à 2,2 millions d’euros annuels, parts variables et « primes de fidélité » comprises.
- Une directrice de la communication voit son salaire passer de 150 000 euros à 195 000 euros annuels !
- La rémunération de de Tony Estanguet, président du comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (COJOP) de Paris 2024 est estimée à 270 000 euros bruts annuels hors prime,
- Les bénévoles devront se déplacer et se loger à leurs frais.
Sport scolaire
- 60 % des élèves en classe de 6ᵉ pratiquent une activité physique régulière et la moitié seulement des secondes (source : enquête "Je sais" de l'observatoire régional de la santé et social - O2RS).
- 2,8 % à 3,6 % des adolescents seraient dépendants à une activité sportive : danse, course à pied, musculation… (source : étude suédoise),
- Le Snep-FSU estime qu’au moins 1 000 gymnases et 1 000 piscines auraient besoin d’être construits ou rénovés.
- La moitié des gymnases sont déjà vétustes et à rénover, 85 % devront l’être d’ici à 2030.
- Des cours ne sont pas assurés faute de remplaçants – notamment les
cours de natation qui demandent, pour des raisons de sécurité, un prof
supplémentaire.
- Les associations sportives, assurées par les profs d’EPS
à raison de 3 heures par semaine en plus de leur service, en subissent
aussi les conséquences – alors qu’elles sont le principal chemin vers la
pratique en club.
- Au bac, la pratique sportive ne représente plus que les deux tiers de la note, les programmes privilégiant de plus en plus les compétences méthodologiques et sociales (arbitrage…).
- 10 % des élèves n’iront jamais à la piscine de toute leur scolarité.
Sport pour tous
- Sur les 10 milliards d’euros du plan d’économies présenté par le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, 50,5 millions
d’euros concernent le ministère des Sports.
- Soit 6,2 % de ses crédits
qui financent, entre autres, la construction et la rénovation
d’équipements sportifs ou encore le dispositif Pass’Sport – une aide à
la pratique sportive de 50 euros par enfant pour financer tout ou partie
de son inscription dans une structure sportive.