2024 - Santé
France
Hôpital
- Depuis le 1er janvier dernier, selon les syndicats, 2 000 à 3 000 médecins étrangers qui exercent dans des établissements français risquent d'être licenciés de leur poste faute de renouvellement de leur contrat (source : France Info).
- Ces médecins représentent un quart des praticiens exerçant aujourd'hui à l'hôpital. Ils n'ont pas le statut de titulaires et ont un salaire inférieur.
- Dans les couloirs des services d’urgences, entre le 1er décembre 2022 et le 31 janvier 2023, 43 décès inattendus (sur brancards) avaient été déclarés (source : professeur Louis Soulat, vice-président du syndicat Samu-Urgences de France).
- Les heures passées sur un brancard, notamment pour les patients dont la santé est très altérée, ont une incidence sur la mortalité (surmortalité qui peut dépasser les 30 à 40 % pour les patients les plus graves et les plus âgés).
- 6 000 lits ont été supprimés en 2023 (source : Aurélien Rousseau, ministre de la Santé, le 20 décembre 2023).
- Les normes internationales sont de 6 à 8 patients par soignants, or, nous sommes au moins au double en France (source : Syndicat national des professionnels infirmiers - SNPI),
- En France, seuls certains services comme la réanimation (deux infirmières diplômées d’Etat pour cinq patients) et la néonatalogie (une puéricultrice pour six patients) ont un ratio minimal de soignants par patients sous peine de fermetures de lits.
- La pénurie d’infirmières se creuse, 180 000 blouse blanches de moins de 62 ans n’exercent plus ces dernières années pour environ 60 000 postes vacants dans les hôpitaux (source : CGT).
- Nous sommes toujours 10 % en dessous en moyenne des salaires infirmiers européens.
- Vingt et un départements n’ont aucune unité de soins palliatifs, un Français sur deux n’y a pas accès (source : M. Macron).
- La masse salariale représente environ les deux tiers du budget de l’hôpital, tout en augmentant l’activité.
- Plus de 100 000 lits fermés, une augmentation de l’activité hospitalière de 19 % entre 2009 et 2016, avec des effectifs qui n’ont cru que de 2 %.
- Les tarifs versés à l’hôpital pour la prise en charge des patients ont baissé de l’ordre de 5 % entre 2009 et 2016.
- En 2019, avant la pandémie de Covid-19, la proportion d’hôpitaux publics en déficit était stable à 58 %.
- L’hôpital public prend en charge 96 % de patients polytraumatisés, 84 % de l’activité de réanimation, 93 % des grands prématurés et 87 % des hospitalisations après passage aux urgences.
- Le déficit des hôpitaux publics a triplé en un an, ils ne peuvent plus faire face aux besoins en santé de la population.
- En conséquence, on constate un sous-recours cumulé de 3,5 millions de séjours hospitaliers entre 2019 et 2023, du fait en particulier d’une baisse de 7 % des capacités d’hospitalisation en médecine, chirurgie et obstétrique en majorité par manque d’effectif (source : Fédération Hospitalière de France).
Après la pandémie de Covid
- Quatre ans après la crise sanitaire de la Covid, il y aurait eu près de trois millions et demi de séjours en moins à l’hôpital entre 2019 et fin 2023 (source : baromètre de la Fédération hospitalière de France, publié le 18 mars 2024).
- Les services de médecine seraient particulièrement touchés avec
une baisse du nombre de séjours de l’ordre de 433 000 par rapport aux
prévisions.
- Les services de cardiologie sont touchés avec un recul de 13 % des prises en charge,
ceux des maladies digestives de 11 %, de rhumatologie de 12 %).
- 260 000 endoscopies n’ont pu être réalisées, 600 000 chirurgies lourdes qui avaient été prévus n’ont pu être réalisées, dont les
greffes qui accusent un recul de 7,5 % par rapport au niveau attendu en
2023.
- Le temps d’attente pour obtenir un rendez-vous aurait presque doublé en cinq ans sur la majorité des spécialités.
- Chez les médecins généralistes, de quatre jours en 2019, le délai d’attente est passé à dix jours en 2024, pour les rendez-vous chez un gynécologue ou un cardiologue, il est passé de plus d’un mois en 2019 à deux mois d’attente en 2024.
- Face aux délais d’attente démesurés 50 % des malades préfèrent tout simplement renoncer aux soins, quand pour d’autres (40 %) la précarité représente le frein principal.
- Les délais d’accès aux soin pour les personnes résidant en milieu rural sont supérieurs de 52 % par rapport à la
population urbaine.
- En 2023, 70 % des établissements hospitaliers qui ont participé à
l’étude ont fermé des lits en médecine, 29 % en chirurgie, 25 % en soins
critiques et 17 % aux urgences (source : France Info).
Pédiatrie - Néonatalogie
- Près de la moitié des services de soins intensifs et de réanimation font état de taux d’occupation supérieurs à 95 %, ce qui est associé à un risque de morbidité accru. (source : Société française de néonatologie - octobre 2023).
- La mortalité infantile progresse, devenant même supérieure à la moyenne européenne depuis 2015.
- 74 % de la mortalité infantile était néonatale en 2021, contre 65 % en 2005 (Source : Insee).
Santé mentale
- De nombreuses pathologies sont plus fréquentes en présence d’un désavantage social (surtout financier), notamment les troubles mentaux (source : assurance-maladie et Santé publique France).
- C’est particulièrement le cas pour les troubles envahissants du développement (également appelés troubles du spectre autistique), les « troubles mixtes du comportement et des émotions », le « retard mental non spécifique » et les « troubles spécifiques mixtes du développement ».
- Ceux dont les familles sont frappées par la pauvreté sont ainsi trois fois plus hospitalisés pour des problèmes psychiatriques.
- Outre ces derniers, les motifs d’hospitalisation « plus fréquente lors d’une défavorisation » sont les maladies du sang et les caries dentaires.
- Parmi les 13,211 millions d’enfants ayant moins de 18 ans, fin 2018, et enregistrés car ayant bénéficié d’un remboursement par la Sécurité sociale, 17,5 % bénéficiaient de la CMU-C, couverture maladie universelle complémentaire,
- Les moins de 18 ans représentent 20 % de la population.
- Au 31 décembre 2022, près d’un quart des établissements psychiatriques
avaient été contraints de fermer 10 % à 30 % de leur capacité d’accueil (source : Fédération hospitalière de France - FHF).
Pédopsychiatrie
- Le taux d’hospitalisation en psychiatrie a augmenté de 246 % (source : Drees)
- En France, 1,6 million de mineurs présentent un trouble psychique, seuls 750 000 à 850 000 bénéficient de soins (source : Cour des comptes).
- Le nombre de pédopsychiatres a diminué de 34 % entre 2010 et 2022 pour une moyenne d’âge de 62 ans (source Association des jeunes psychiatres et des jeunes addictologues - AJPJA).
- 50 % des troubles se déclarent avant 15 ans.
État dépressif
- Un jeune de 18 à 24 ans sur cinq a connu un épisode dépressif en 2021 (source : selon Santé publique France).
- Près de 13 % des consultations chez les médecins généralistes sont liées aux troubles dépressifs et anxieux (source : Assurance maladie).
Médicaments
- En 2021, la consommation d’antidépresseurs a encore augmenté de 4 % pour l’ensemble de la population de l’Hexagone, et même de 13 % pour les moins de 19 ans.
- GSK (GlaxoSmithKline) a dépensé près de 270 millions d’euros pour tenter d’influencer les acteurs du monde de la santé en France depuis 2019.
- Lilly, le fabricant du Prozac, a dépensé près de 140 millions d’euros.
- 45 000 effets indésirables liés aux antidépresseurs ont été signalés, dont 1 500 suicides, sachant que la pharmacovigilance rate à peu près 85 à 90 % des effets graves (source : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé - ANSM).
- Le refus des gouvernements successifs de donner à l’Établissement français du sang (EFS) les moyens financiers d’investir pour la collecte de plasma a conduit à une situation d’incapacité. La France doit importer 65 % du besoin de ce produit.
- Le 3 février 2021, un décret publié au Journal officiel passait le prix du gramme d’immunoglobuline (qui traite les « déficits immunitaires ») de 39,61 euros à 55 euros, prix des firmes multinationales, dont 500 000 malades ont besoin chaque année, en France.
- Le besoin qui croît de 7 % par an s’est élevé à 12,25 tonnes en 2022, 13,10 tonnes en 2023 et sera de 14,02 tonnes en 2024 et de 15 tonnes en 2025 ; 65 % sont importées, soit environ 35,34 tonnes sur quatre ans, sur lesquelles s’applique le prix de 55 euros le gramme ; 35,34 tonnes multipliées par la hausse de 15,39 euros le gramme entraînent une dépense supplémentaire de près de 543 millions d’euros pour l’assurance-maladie.
Droit à l’IVG
- On note la fermeture de 130 centres d’IVG en quinze ans (source : Planning familial).
- 353 maternités ont disparu entre 1996 et 2019 (source : Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques -Drees).
- En France métropolitaine, 17 % des femmes ont avorté l’an dernier en dehors de leur département de résidence.
- En France, un quart des femmes doit changer de département pour y avoir recours, en raison des fermetures de centres de santé, d’une inégale répartition des professionnels sur le terrain et d’un manque d’éducation.
- 45 % des IVG sur la planète ne sont pas sécurisées (source : organisation mondiale de la santé - OMS),
Congé menstruel
- 40 % des femmes souffrent de dysménorrhée (règles douloureuses) modérée à sévère et 10 % d’entre elles sont atteintes d’endométriose (source : Inserm).
- Près de la moitié des femmes atteintes d’endométriose estiment que la maladie les a gênées dans leur évolution de carrière (source : Endomind).
Déserts médicaux
- Entre 9 et 12% de la population française vit aujourd’hui dans un désert médical, soit entre 6 et 8 millions de personnes (source : Sénat).
- 5 à 10 % des étudiants en médecine abandonnent en cours d’études.
- Un sondage récent (mars 2924) indique que 40 % d’entre eux ont déjà pensé arrêter leurs études.
- Alors que la population souffre d’un manque cruel de professionnels de santé, notamment de médecins, on constate l’arrêt pur et simple du métier en cours d’exercice, qui concerne principalement les médecins généralistes.
- Le taux de patients sans médecin traitant peut représenter jusqu’au quart des patients (soit deux fois plus que la moyenne) et le taux de passages aux urgences sans gravité particulière atteindre 40 % dans certains territoires, comme dans les Ardennes (source : Cour des comptes).
Handicap
- Seulement 33 % des quais de gare sont accessibles aux personnes en
fauteuil roulant, sur les 3 000 gares que comte la France (source : Omio,
plateforme de réservations).
- À la huitième place du classement, la France – qui compte 12 millions de personnes en situation de handicap – représente l’une des nations ferroviaires les moins accessibles d’Europe.
- Seulement 70 % des gares se trouvent équipées d’écrans numériques, les voyageurs doivent se rabattre sur des applications pour connaître le trafic, ou bien s’informer auprès du personnel ou du chef de gare
- Aux Pays-bas, 99 % des gares et des trains néerlandais assurent une accessibilité
optimale avec des dispositifs pour les personnes malvoyantes et des
panneaux d’informations numériques adaptés aux sourds et malentendants.
- 12 millions de personnes ont un handicap, en France.
Protection sociale
Transports médicaux
- L’article 30 de la nouvelle loi de finance de la Sécurité sociale a inscrit la mutualisation des trajets des patients médicalisés, qui obligera les taxis à prendre plusieurs malades par course. Cette mesure vise à réduire le coût des trajets sur le budget de la Sécurité sociale, à hauteur de 100 millions d’euros par an entre 2025 et 2027.
- Les transports médicaux ont représenté des remboursements de près de 5,5 milliards d’euros en 2022, et 65 millions de trajets ont été réalisés sur l’année pour les seuls taxis et véhicules sanitaires légers (VSL).
Arrêts maladie
- Au cours de l’été 2023, 5 000 médecins ont été pointés du doigt par la CPAM et sommés de rendre des comptes (source : syndicat des médecins généralistes).
- Près de 9 millions d’arrêts maladie en France ont été prescrits en 2022, soit 30 % de plus qu’en 2012 (source : ministère de l’économie).
- Ce sont les montants des indemnités journalières qui ont augmenté, les augmentations de salaire liées à l’inflation et le nombre croissant de cadres arrêtés font que, mécaniquement, les indemnités versées sont plus élevées.
Médicaments
- À compter du 31 mars, le montant des franchises médicales et de la participation forfaitaire, non remboursables par les mutuelles, sera doublé.
- Les franchises vont passer de 50 centimes à un 1 euro sur les boîtes de médicaments et les actes paramédicaux.
- Les participations forfaitaires passeront à 2 euros pour les actes et consultations des médecins, les examens et les analyses de biologie médicales.
- Pour les transports sanitaires, la franchise s’établira désormais à 4 euros.
- Au total, ce seront 850 millions d’économies sur le dos des malades, bien en deçà des économies que l’assurance maladie pourrait réaliser si elle contrôlait davantage le prix des médicaments.
- Actuellement, le reste à charge est de 440 euros en moyenne par personne, contre 772 euros pour les patients atteints d’ALD.
Pollution
- Plus exposés à la pollution de l’air, les jeunes enfants des ménages modestes, plus fragiles, sont les plus affectés par ce fléau (source : Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques - DREES).
- 10 % des enfants les plus modestes ont, l’année de leur naissance, une exposition moyenne aux particules fines supérieure de 0,5 microgramme par mètre cube à celle de 10 % d’enfants les plus aisés.
- Les particules fines seraient responsables de 40 000 décès prématurés survenus entre 2016 et 2019 (source : Santé Publique France - 2021).
- Les enfants les plus modestes ont un risque 1,5 fois plus élevé de naître prématurément que les plus aisés.
- Parmi les enfants nés non prématurés, les nourrissons des familles les plus modestes ont besoin de plus de soins, au moment de leur naissance, que les plus aisés.
- Les enfants d’origine modeste sont plus souvent hospitalisés en urgence pour asthme et bronchiolite.
- Parmi les 11 000 enfants de moins de trois ans hospitalisés chaque année., on compte 1,9 % d’enfants d’origine modeste contre 1,2 % pour les plus aisés.
- Le risque d'hospitalisations pour bronchiolite est doublé pour les plus modestes, par rapport aux plus aisés (5,0 % contre 2,4 %).
- Le recours aux soins respiratoires est plus fréquent chez ceux ayant été surexposés à la pollution durant leur première année de vie.
- Diminuer cette exposition de simplement 1 % lors de la première année de vie du nourrisson limite le risque d’hospitalisation pour bronchiolite ou asthme.
- L’accroissement du risque de bronchiolite avant 2 ans est multiplié par 1,5 en cas d’exposition.
- À Paris, les habitants les plus pauvres risquent trois fois plus de mourir d’un épisode de pollution que les plus riches.
- Près de 30 000 cas d’asthme seraient évitables chaque année chez les enfants de 6 à 11 ans par une réduction des expositions au formaldéhyde, via des actions d’aération-ventilation de l’air, et près de 12 000 cas de sifflements en éradiquant la présence des moisissures visibles dans les salles de classe (source : Santé publique France - 30 janvier 2024).
- La pollution aux particules fines (PM2,5) est omniprésente dans 96 % des écoles, avec des concentrations supérieures à la valeur définie par l’Organisation mondiale de la santé en 2005 (source : Observatoire de la qualité de l’air intérieur - OQAI - étude menée entre 2013 et 2017).
Cancers
Dans le monde
- Plus de 35 millions de nouveaux cas de cancer sont prévus en 2050 à travers le monde (source : OMS).
- Selon les données issues de 185 pays, est anticipée une hausse de 50 % du nombre annuel de nouveaux cas de cancer diagnostiqués entre 2022 et 2040 - environ 30 millions - et de… 77 % entre 2022 et 2050 - 35 millions anticipés - (source : Centre international de recherche sur le cancer - Circ - la branche de l’Organisation mondiale de la santé - OMS).
- En 2022, 19,96 millions de cancers ont été diagnostiqués (source : l’OMS.
- Une personne sur cinq développera un cancer durant son existence.
- L’augmentation rapide de la charge mondiale du cancer reflète à la fois le vieillissement et la croissance de la population, ainsi que les changements dans l’explosion des personnes aux facteurs de risque - tabac, alcool, obésité et pollution de l’air étant les facteurs-clés de l’augmentation de l’incidence (source ; Circ).
- Le nombre de morts du cancer a été évalué à 9,74 millions pour l’année 2022 (source ; Circ).
- Le cancer du poumon était, cette année-là, le cancer le plus fréquent dans le monde avec 2,5 millions de nouveaux cas, ce qui représentait 12,4 % du total des nouveaux cas.
- Le cancer du sein arrivait en deuxième position (2,3 millions de cas, 11,6 millions), suivi du cancer colorectal (1,9 million de cas, 9,6 %), puis du cancer de la prostate (1,5 million de cas, 7,3 %).
- Le Circ anticipe une hausse de près de 90 % des décès d’ici à 2050.
- Le cancer est la deuxième cause de mortalité dans le monde, derrière les maladies cardiovasculaires.
- Une enquête réalisée auprès de 115 pays qui montre que la majorité d’entre eux ne finance pas de façon adéquate les services de cancérologie et de soins palliatifs et souligne l’urgence de s’attaquer à ces inégalités (source : OMS).
- En proportion de la population, ce sont les pays à indice de développement humain (HDI) les plus faibles, donc plus pauvres, qui connaitront l’augmentation la plus forte (142 %) et la mortalité la plus élevée d’ici 2050.
- Le continent asiatique concentre le plus grand nombre de morts par cancer (56 % du total – le tabac serait ici responsable de la première cause de mortalité prématurée) devant l’Europe (20 %) suivi de l’Amérique latine, l’Afrique et l’Amérique du nord (7 % environ pour chacun de ces continents).
- La prévention ne suffit pas, à elle seule. Celle-ci doit s’accompagner de deux autres piliers : un diagnostic suffisamment précoce et des traitements efficaces (source : étude publiée dans The Lancet en 2022).
En France
- Les statistiques datant de 2015 sur les cancers en France nous
interpellent : 338 500 nouveaux cas et 149 500 décès par cancer, soit 44 %,
comparés à 90 % au début du XXe siècle (source : Académie des sciences - décebre 2022).
- Les
campagnes d’information médiatisées et les dépistages (grâce aux progrès
de l’imagerie médicale depuis 50 ans) expliquent en partie la
diminution constante de la mortalité par cancer depuis 1990, malgré un
accroissement régulier de l’espérance de vie.
- Une
meilleure prévention et des campagnes de dépistage précoces pourraient
permettre d’éviter 50 % des cancers.
- L’exposition à la fumée de tabac est de loin la cause la plus connue et
la plus fréquente des cancers. Elle est à l’origine d’environ 40 % de
tous les décès dus au cancer.
- Environ 20% de tous les cancers sont causés d’une manière ou d’une autre par des virus,
- Plus de 200 000 patients sont traités annuellement par radiothérapie en France.
- Il y a bien une association entre le risque de cancer colorectal et
l’exposition aux nitrates et nitrites présents dans l’alimentation,
notamment la charcuterie (source : Agence nationale de sécurité sanitaire de
l’alimentation, de l’environnement et du travail - Anses).
- Environ deux tiers de l’exposition alimentaire aux nitrates provient
de la consommation de produits végétaux, en particulier de légumes
feuilles comme les épinards ou la laitue, et un quart est associé à
l’eau de boisson.
- Concernant les nitrites, plus de la moitié de l’exposition provient
de la consommation de charcuterie, du fait des additifs nitrités
utilisés pour leur préparation.
- Près de 99 % de la population ne dépasse pas les doses journalières admissibles (DJA) établies par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa).
- Sur les trois programmes nationaux existants (sur le cancer du sein, celui du col de l’utérus et le cancer colorectal), aucun ne remplit les objectifs chiffrés fixés par les autorités sanitaires (source : Institut national du cancer - Inca - et Assurance maladie).
- Quant
à celui qui entraîne le plus de morts chaque année, le cancer du poumon
(30 000 décès, et 50 000 nouveaux cas), il ne bénéficie pas d’un
dépistage organisé, y compris pour les populations les plus à risques.
- Les deux tiers des personnes à qui on diagnostique un cancer du
poumon le sont à un stade métastatique, c’est-à-dire un stade avancé où
les chances de survie chutent énormément.
- Les cancers du col de l’utérus touchent 3 000 nouvelles femmes par an et en tue 1 100.
- Le cancer colorectal, l’un des plus fréquents en France, touche 47 000 nouvelles personnes et cause 17 000 décès chaque année.
- En respectant les objectifs fixés (65 % de Français dépistés), pas moins
de 6 600 décès pourraient être évités chaque année, soit plus de deux fois le bilan
annuel de la mortalité routière (source : évlauation 2029 - Institut national du cancer - Inca).
- L’espérance de vie des cadres dépasse de six ans celle des
ouvriers. Cet écart s’explique pour moitié par les inégalités face
au cancer (source : Aurore Loretti, docteure en sociologie de la santé).
- 99 % de la population mondiale serait contaminée par l’un des 14 000 PFAS (les « polluants éternels ») connus potentiellement cancérogènes,
- En Europe, au moins 21 000 sites, dont 1 000 dans l’Hexagone, seraient aussi pollués par une activité industrielle actuelle ou passée.
Les cancers professionnels
- Entre 52 000 et 82 000 nouveaux cas de cancers par an seraient d’origine
professionnelle (source : rapport remisen juin 2021 au Parlement sur la sous-déclaration des accidents du travail et des maladies professionnelles).
- Seuls 1 633 cancers ont été officiellement reconnus en maladie professionnelle, cette même année.
- Cette sous-déclaration pèse sur le budget de
l’assurance-maladie (plus les accidents du travail et les maladies professionnelles sont nombreux, plus le montant des cotisations patronales est élevé) :
nous sommes passés d’une estimation d’un manque de cotisations de 300 millions d’euros dans les
années 2000 à 1,2 milliard puis 2,2 milliards aujourd’hui (chiffres de décembre 2022).
- Deux tiers des personnes accopagnées sont retraitées au moment
où la pathologie se déclare, seul un tiers est encore en activité (source : Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle en Seine-Saint-Denis).
- Les rentes perçues sont très faibles au regard du préjudice.
Dans le cas du cancer du poumon, qui peut être pris en charge à 100 %,
cela équivaut au montant des derniers salaires. Rien au regard de la
mort prématurée et des dommages causés aux familles.
- Les barèmes d’indemnisation des victimes sont très faibles, donc peu dissuasifs, par rapport au coût des politiques de prévention.
- 11 % des salariés sont exposés aux cancérogènes professionnels (source : Surveillance médicale des expositions des salariés aux risques professionnels - Sumer).
- La catégorie socioprofessionnelle la plus touchée est celle des
ouvriers, avec 33 % d’entre eux.
- Les jeunes sont particulièrement
impactés – 25 % des apprentis sont exposés à des cancérogènes –, tout
comme les sous-traitants et les intérimaires.
Obésité
- Plus d’un milliard de personnes dans le monde, enfants et adolescents
compris, seraient victimes d’obésité (source : The Lancet, étude effectuée en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé - OMS).
- Entre 1990 et 2022, le taux d’obésité dans la population a
quadruplé parmi les enfants et les adolescents et doublé parmi les
adultes.
- Selon les estimations, quasiment 880 millions d’adultes vivaient en situation d’obésité en
2022 (504 millions de femmes et 374 millions d’hommes).
- En 1990, ils
étaient 195 millions.
- Alors que les enfants et adolescents étaient 31 millions à être
touchés en 1990, ce chiffre est passé à 160 millions en 2022
(94 millions de garçons et 65 millions de filles).
- La raison pourrait être la transformation rapide des systèmes d’alimentation dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires.
- Une partie de leur population n’a toujours pas accès à un nombre de
calories suffisant, une autre n’a plus ce problème, mais son
alimentation est de mauvaise qualité.
Soins palliatifs
- La France est classée à la 15e place des pays de l’OCDE en termes de densité des soins palliatifs (source : ministère de la santé).
- Le plan gouvernemental prévoit une rallonge budgétaire de 100 millions d’euros chaque année pendant dix ans.
- La moitié des personnes qui en auraient besoin, soit 190 000 personnes, disposent d’une prise en charge.
- D’ici à 2034, 230 000 patients supplémentaires devraient être concernés.
- S’y ajoutent les besoins de prise en charge de la douleur des enfants, jusqu’à présent couverts à seulement 30 %.
- Le déploiement des « soins d’accompagnement » pour l’ensemble de ces personnes repose d’abord sur l’installation, d’ici à 2024, d’unités de soins palliatifs dans les 20 départements qui en sont privés.
- Cela sera le cas dès cette année pour au minimum 11 d’entre eux et, pour la totalité, d’ici à la fin 2025.
- 15 structures mobiles territorialisées de spécialistes en soins palliatifs devront être mises en place dès cette année – une centaine à terme – pour assister les prises en charge à domicile.
- Sont prévus le renforcement de la formation continue de l’ensemble des soignants, le recrutement de 6 000 personnels formés en Ehpad et la création d’une vingtaine de postes de chef de clinique et d’universitaire titulaire spécialisé en « médecine palliative et d’accompagnement.
- Le 1,1 milliard d’euros prévus sur dix ans prévu pour les pouvoirs publics sera-t-il suffisant ?
Loi immigration
- Chaque nouvel obstacle à l’AME, qui représente 0,4 % du budget de l’assurance-maladie, condamne des populations entières et accroît le coût final – humain, moral et financier – pour l’ensemble de notre société du fait de recours trop tardifs aux soins (source : Médecins du monde).
- En France, environ 650 000 personnes seraient « sans papiers » selon le ministère de l’Intérieur. Presque toutes travaillent illégalement ou avec de faux documents, hors de toute protection.
- Le manque à gagner est évalué à 5,2 à 6,6 milliards d’euros pour la Sécurité sociale et l’assurance-chômage en 2021, en raison des cotisations éludées (source : raport de mai 2023 du le ministère du Travail).
- En ce qui concerne le secteur agricole, le manque à gagner était évalué à 500 millions d’euros sur l’année 2019.
Monde
- Cuba a réalisé plus de 600 000 missions dans près de 160 pays du monde avec la participation de plus de 325 000 professionnels de la santé (source : Salim Lamrani, Professeur des Universités en histoire de l’Amérique latine à l’Université de La Réunion).
- Ces derniers ont effectué près de 2 milliards de consultations médicales, 15 millions d’opérations de chirurgie et 5 millions d’accouchements.
- Cuba a envoyé une brigade de 52 médecins et infirmiers en Lombardie au début de la pandémie de Covid.
- Depuis 2023, la région de Calabre bénéficie de la présence des docteurs cubains. Une première brigade de 51 personnes est arrivée en janvier 2023, suivie d’un autre groupe de 120 médecins en août 2023 et d’un autre de 98 en février 2024. Au total, 500 médecins cubains œuvreront à terme dans cette région du Sud de l’Italie.
- Une équipe de quinze docteurs a effectué une mission de trois mois en Martinique de juin à septembre 2020 pour renforcer les équipes médicales en place dans la lutte contre la pandémie.
- La Covid 19 a provoqué en 2020 et 2021 un déclin de l’espérance de vie moyenne dans le monde (dans la grande majorité - 84 % - des plus de 200 pays et territoires étudiés par les chercheurs, soit quasiment le monde entier (source : The Lancet).
- En moyenne, sur l’ensemble des données examinées, l’espérance de vie a reculé de plus d’un an et demi par personne en 2020-2021 (1,6 année).
- Cela s’est traduit par une surmortalité de 15,9 millions de décès, un peu plus que les quelque 15 millions estimés par les chiffres de référence de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
- Chez les adultes du monde entier, la pandémie de Covid a eu un impact sans équivalent depuis un demi-siècle, même en prenant en compte des guerres et des catastrophes naturelles.
- La mortalité infantile a continué à reculer pendant la période étudiée. Chez les moins de cinq ans, quelque 500 000 décès en moins ont été observés en 2021, par rapport à 2019.
- Les vaccins auraient permis de sauver au moins 154 millions de vies humaines, ces cinquante dernières années (source : estimation de l’OMS sur 14 maladies).