2024 - Pauvreté
- Il y a entre 5 et 9 millions de Français qui vivent sous le seuil de pauvreté.
- La pauvreté touche 10 millions de personnes.
Enfants
- Le nombre d’enfants dont les parents sont séparés ne cesse de croître : ils sont 4 millions aujourd’hui, et chaque année 380.000 viennent s’ajouter à ce total (source : France Stratégie - étude présentée mercredi 31 janvier 2024).
- La baisse du niveau de vie des enfants est en moyenne de 19 % dans l’année suivant la séparation, et encore de 12 % cinq ans après cette séparation.
- Quand c’est la mère qui a la garde : la chute de niveau de vie est alors de 25 % (contre 11 % quand c’est le père qui a la garde, et 12 % en cas de résidence alternée).
- Le taux de pauvreté, qui concerne en moyenne 10 % des enfants dont les parents sont toujours ensemble, grimpe à 29 % pour les autres l’année de la séparation (et même 40 % quand l’enfant réside chez sa mère), et reste élevé longtemps (21 %, cinq ans après cette séparation). En cas de résidence alternée, le taux de pauvreté reste en revanche contenu autour de 13 %.
- Après la rupture, la part d’enfants vivant en logement social fait plus que doubler. Ils étaient 15 % trois ans avant la séparation, ils sont 37 % ensuite, en cas de résidence chez la mère ; 23 % s’ils vivent chez leur père.
Banques alimentaires
- Le nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire a augmenté de près de 30 % en trois ans, soit 2,6 millions de personnes (source : Fédération française des banques alimentaires).
- Parmi elles, une part croissante de jeunes (+19 % en cinq ans) et de travailleurs pauvres, 17 % des personnes accueillies ayant un emploi, dont une majorité en CDI mais avec un salaire inférieur au Smic.
- Conséquence directe de cette crise inflationniste inédite depuis trente ans : un nombre croissant de personnes malades en raison des restrictions alimentaires (plus d’un tiers des répondants ne mangent que deux repas par jour et pour 16 % l’aide alimentaire est la principale source d’approvisionnement pour les protéines, fruits, légumes et légumineuses.
- 71 % des personnes déclarent au moins un problème de santé ; 25 % sont en surpoids ou obésité ; 16 % souffrent de diabète contre 5 % dans la population générale.
Handicap et pauvreté- 33 % des allocataires de l'allocation aux adultes handicapés (AAH), vivent
sous le seuil de pauvreté (source : ministère des
Solidarités et de la Santé).
- Le montant de l’AAH (971 euros) est
inférieur au seuil de pauvreté (1 158 euros par mois pour une personne
seule).
- La situation est plus dégradée encore quand il s’agit de la pauvreté
mesurée en conditions de vie : 45 % sont pauvres selon ce critère, car ils rencontrent des difficultés dans leur quotidien ou sont privés d’éléments du bien-être standard (source : magazine Faire face, mensuel de l’association nationale APF France handicap).
- Près de 18 % des personnes handicapées, âgées de 15 ans et plus, sont pauvres,
contre 12 % des personnes non handicapées du même âge (source : ministère des Solidarités, données 2016).
- Il y a 9 millions de personnes en France qui sont « aidants », certaines sont obligées d’arrêter de travailler, totalement ou partiellement dans le but de prendre en charge et d’accompagner un proche porteur d’un handicap (source : Secours populaire).
RSA
- Le RSA représente une dépense de près de 70 millions d’euros annuels pour la Seine-Saint-Denis (chiffres 2022).
Familles monoparentales
- Les mères isolées forment les 30 à 40 % des allocataires du RSA.
- Aujourd’hui, plus d’une mère isolée sur trois vit sous le seuil de pauvreté, soit en dessous de 1 102 euros par mois.
- En un an, le nombre de femmes seules avec enfant et sans solution d’hébergement a augmenté de 46 % (source : baromètre des enfants à la rue publié en août dernier par l’Unicef et la Fédération des acteurs de la solidarité).
- 40,5 % des enfants issus des foyers monoparentaux grandissent en dessous du seuil de pauvreté (source : Collective des mères isolées).