2023 - Souveraineté alimentaire
MaJ - 19/10/2023 -16:00
- Plutôt que de réguler les marchés pour protéger et garantir le revenu des paysans, l’Etat choisit de renforcer la concurrence entre production énergétique et production alimentaire. Il met ainsi en péril la souveraineté alimentaire (source : Confédération paysanne).
Viande
- Le nombre d’éleveurs et de bovins est en chute libre dans le Massif central (Source : « Sommet de l’élevage » à Clermont-Ferrand).
- - 26% d’exploitations d’élevage et - 10% de bovins entre 2010 et 2020
- - 2,8% par an de vaches allaitantes à partir de 2020.
- Alors que la production de viande bovine baisse en France de 5 % en 2022, les importations de viande de bœuf enregistrent un nouveau record de 22 % de hausse.
- Le nombre de vaches a baissé de 10 % en France entre 2017 et 2021, les prix trop bas du lait et de la viande ayant conduit les éleveurs à décapitaliser pour ne pas trop s’endetter (source : syndicats d’éleveurs).
- Le nombre de vaches laitières et allaitantes a reculé de 850 000 têtes en cinq ans.
- Les importations françaises de viande ovine ont augmenté de 5 % sur le premier semestre de 2023 pour atteindre 41 800 tonnes alors que la consommation annuelle par habitant est inférieure à 2 kilos.
- Les trois quarts des aides versées par la PAC sont captées par les gros exploitants agricoles.
- Les importations de viande représentent désormais 27 % de la consommation nationale alors qu’elles étaient de 22 % en 2021 (source : Les Échos).
- Sur 230 abattoirs que compte la France, 40 sont menacés de fermeture en raison du recul des apports en bovins de boucherie, mais aussi en porcs , leur production étant en chute de 6 % cette année par rapport à l’an dernier.
Oeufs
- Concernant les œufs, la possibilité a été donnée à l’Ukraine d’en exporter sans droits de douane dans les pays membres de l’Union européenne.
- Ces exportations ont atteint 16.000 tonnes sur les quatre premiers mois de 2023 selon les responsables de la filière en France.
- Le prix de l’œuf a baissé en 2023 par rapport à 2022 en raison de la baisse du prix des céréales qui entrent à hauteur de 55 % dans les coûts de production (source : Comité national pour la production de l’œuf (CNPO).
- Sur les sept premiers mois de cette année, les ventes d’œufs sont en hausse de 3,8 %.
- En 2017, 63,3 % des poules étaient encore enfermées dans des cages, alors qu’en 2021, 67 % en sortaient au moins une partie de la journée, contre une moyenne de 58 % pour l’ensemble des pays membres de l’Union européenne.
- En 2022, les poules définitivement sorties des cages en France représentaient 77 % des pondeuses.
- En 2023, par rapport à 2022, les achats d’œufs issus de poulaillers où les pondeuses ont accès au sol sont en hausse de 17,5 %. Ceux des achats d’œufs de pondeuses ayant accès au plein air augmentent de 18 %.
- Les achats d’œufs de poules qui continuent de pondre en cage ont chuté de 15 % (ils sont surtout utilisés par les industriels de l’agroalimentaire).
- Les ventes d’œufs issus de l’agriculture biologique chutent aussi de 6,9 %.
- En 2022 la production nationale a été déficitaire à hauteur de 79 millions d’euros après un excédent de 17 millions en 2021. Ce déficit de 2022 est surtout imputable aux abattages pour cause de grippe aviaire. Mais il perdure en 2023 en raison du recul des exportations.
Céréales
Blé
- La semaine dernière (9/10), la tonne de blé ne cotait que 227euros en France contre 360 euros un an plus tôt
- Un éventuel risque de pénurie concernant la récolte de 2024 pourrait inciter les spéculateurs à faire grimper les prix lors des transactions quotidienne dans les salles de marché où le blé est vendu et revendu plusieurs fois par jour sans sortir des silos.
Mais
- La tonne de maïs ne cotait que 201 euros en France le 10 octobre dernier contre 340 euros un an plus tôt.
- En Ukraine, la production de maïs est attendue en hausse de 0,7 million de tonnes à 28 millions de tonnes.
Riz
- Le prix du riz dans le monde a augmenté de 9,8 % durant le seul mois d’août 2023, et a atteint son plus haut niveau depuis quinze ans selon la FAO (source : La France Agricole).
Produits bio
- Consommés à hauteur de 92 % au domicile des particuliers, les ventes de produits bios continuent de reculer en France.
- Dans le secteur du lait de vache, on observe un recul de 3,9 % de la collecte sur les sept premiers mois de 2023.
- La production de lait bio a même baissé de 5 % en moyenne dans les trois régions que sont les Pays de la Loire, la Bretagne et Auvergne-Rhône-Alpes, lesquelles produisent 57 % du lait bio en France.
- Le lait bio était payé entre 10 et 12 centimes de plus par litre que le lait conventionnel ces dernières années. En 2023, cette différence n’est plus que de 3 centimes en moyenne (soruce : Institut de l’élevage).
- En France, les achats en volume de fruits et légumes bios sont en recul de 12% en moyenne.
- Les abattages de bovins et d’ovins bios, engraissés pour la boucherie, reculent de 10%.
- L’aide à l’hectare va passer à 92 euros au lieu de 110 euros (source : Fédération nationale d’agriculture biologique qui revendique un montant de 145 euros).