2023 - Santé - Protection sociale
MaJ - 02/11/2023 - 15:00
Santé
- L’obésité augmente deux fois plus vite chez les ouvriers et les employés que chez les cadres.
- Les 10 % les plus modestes ont un risque 2,8 fois plus élevé de développer un diabète que les 10 % les plus riches. Ainsi, un cadre a 84 ans d’espérance de vie, contre 77,6 ans pour un ouvrier.
- L’AME représente, en réalité, 0, 4 % des dépenses globales de santé. C’est une goutte d’eau. Le gouvernement accepte d’examiner les propositions visant à sa restriction pour des raisons politiciennes.
- En 2022, près de 60 % des ménages ont souffert de la chaleur dans leur logement, huit points de plus en seulement deux ans, avec des conséquences sur la santé qui peuvent être dramatiques : problèmes de circulation sanguine, aggravation de pathologies, déshydratation, stress, dégradation du sommeil…
- En Seine-Saint-Denis, on vit en moyenne quatre ans de moins que dans le département voisin des Hauts-de-Seine, le plus riche de France
Mortalité infantile
- La mortalité infantile augmente en France depuis 2012 (source : Société française de néonatalogie).
- La France, qui se trouvait en 3e position des pays à la mortalité infantile la plus faible d’Europe entre 1996 et 2000, se trouve désormais en 20e position.
- Cet excès de mortalité concerne les nouveau-nés extrêmes prématurés et les nouveau-nés à terme (source : Inserm).
- Entre 1989 et 2017, le taux mortalité infantile dans l’Hexagone est passé de la 9e à la 27e place (source : classement de l’OCDE).
- 1 000 enfants de moins d’un an meurent en plus par rapport aux pays comme la Suède et la Norvège. Parmi eux, 700 ont moins d’un mois (source : Société française de néonatalogie).
- Le taux d’occupation des lits de réanimation est supérieur à 100 % environ 20 % du temps.
- Près de 80 % des services de type 3 comptent au moins 1/3 de leur effectif infirmier ayant moins de deux ans d’expérience.
- Environ 80 % des pédiatres interrogés affirment travailler plus de 50 heures par semaine, voire 75 heures pour 13 % d’entre eux.
- Depuis 2012, et pour la première fois en France depuis la Libération, le nombre d’enfants décédés avant 1 an augmente. (source : The Lancet).
- Durant cette période, le nombre de décès d’enfants âgés de moins de 1 an est ainsi passé de 3,32 à 3,56 pour 1 000 naissances, soit une hausse de 7 % (source : État civil et Insee).
- Les femmes enceintes en France sont de plus en plus nombreuses à avoir plus de 35 ans (21,3 % en 2016, contre 12,5 en 1995), à être obèses (11,8 % en 2016, contre 7,5 % en 2003) et à fumer.
- Les taux de mortalité infantile sont plus élevés chez les femmes socialement défavorisées, notamment parce qu'elles sont plus nombreuses à accoucher prématurément (source : Inserm).
- La santé des femmes les plus défavorisées, a fortiori des femmes migrantes ou réfugiées, est moins bonne, en partie parce qu'elles connaissent moins bien le système de soins et ont des difficultés à y accéder (source : Inserm).
- Le taux de mortalité infantile est deux fois plus élevé en Guadeloupe et en Martinique que dans le reste du pays. En Seine-Saint-Denis, département le plus pauvre de l'Hexagone, il est 2 points au-dessus de la moyenne nationale (source : Insee).
Médecins
- Plus de 85 % des médecins libéraux d’Île-de-France déclarent avoir perdu
tout espoir de trouver un successeur au moment de leur retraite (source : Union régionale des professionnels de santé - URPS).
- Près de 50 % des personnes interrogées auraient été contraintes de
diminuer leur activité en raison de problèmes de santé liés notamment à
la fatigue ou au surmenage.
Hôpital public
- Chiffres 2021 Assistance publique-Hôpitaux de Paris :
- 350 médecins disposent d’une autorisation d’exercice d’une activité privée à l’hôpital pour une moyenne individuelle d’honoraires annuels de 132 000 euros, avec 78 qui sont au-dessus de 200 000 euros et 16 au-dessus de 400 000 euros.
- Une bonne partie des médecins ne respectent pas les règles – ne pas consacrer plus de 20 % de leur temps à cette activité et assurer un nombre de consultations et d’actes privés inférieur au nombre de consultations et d’actes effectués au titre de l’activité publique.
- Les cliniques privées augmentent leur place, on assiste ainsi à un contournement du secteur public par le secteur privé. Le secteur privé, notamment les cliniques à but lucratif, se concentre, sur la chirurgie, c'est-à-dire les actes qui sont très programmables et très rentables. On laisse à l'hôpital public les patients les plus précaires, les urgences et les soins les plus lourds, par exemple la réanimation. Se développe ainsi un système avec deux modèles différents selon qu'on a les moyens ou non d'aller contourner le service public.
Pédiatrie
- Plus de 90 % de la pédiatrie hospitalière est publique, dont la quasi-totalité des lits de réanimation.
- Le secteur privé d’hospitalisation s’est concentré sur les activités rentables qu’est, par exemple, la chirurgie ambulatoire et délaisse totalement une bonne partie des spécialités médicales, dont la pédiatrie, activité peu lucrative et à risques.
Assurance maladie
- 1 700 postes supprimés d’ici à 2027 : l’Assurance maladie sabre dans ses effectifs.
- La suppression de plus de 1 700 postes d’ici à 2027 est prévue à la Caisse nationale d’assurance-maladie,
- La mesure, concernerait essentiellement les agents chargés de la « liquidation des prestations » et de la « gestion des droits ».
- Entre 2018 et 2002, les bénéficiaires d’indemnités journalières maternité auraient ainsi subi des délais de paiement allant jusqu’à soixante jours ; les taux de décroché sur les plateformes téléphoniques auraient chuté de 52 % en 2022.
- Plus de 2 millions de personnes n’ont pas de complémentaire santé soit 4 à 5 % de la population.
- Ceux qui ont les moyens de disposer d’une bonne mutuelle, les plus riches, statistiquement sont ceux qui sont les moins malades.
- L’AME (aide médicale d’État) ne représente que 0,4 % du budget de l’assurance-maladie.
Médicaments
- Les pénuries ont été multipliées par dix entre 2008 et 2017.
- Les pénuries de médicaments d’intérêt thérapeutique majeur ont été multipliées par 20 en 10 ans.
- Plus de 3 700 signalements de rupture en 2022 selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé contre « seulement » 700 en 2018 et moins de 200 en 2012.
- Près de 4 000 médicaments » sont en rupture ou en risque de rupture en France (source : Union des syndicats de pharmaciens d’officine - octobre 2023).
- Des pénuries qui concernent toutes les catégories de molécules : antibiotiques, mais aussi anticancéreux, antidiabétiques, molécules contre l’arythmie cardiaque ou des antiépileptiques ; ce sont pour la plupart des médicaments peu chers et sur le marché depuis longtemps.
- Par soucis de rentabilité, 80 % des principes actifs sont produits en Asie, notamment en Inde et en Chine.
- Un pôle public du médicament permettrait de sortir le médicament de la logique de marché.
- 80 % des principes actifs viennent d’Asie.
- Pendant des années, les groupes pharmaceutiques ont délocalisé à tour de bras, pour des raisons purement financières.
- Huit nouveaux projets de relocalisation soutenus par l’État, via France 2030, pour un investissement total de 160 millions d’euros.
- En 2020, par l’intermédiaire de France Relance, l’État a déjà donné 200 millions d’euros à l’industrie pharmaceutique.
- Un tiers seulement des médicaments consommés dans notre pays y sont confectionnés.
- Les industriels prévoient d'abandonner la production de 700 médicaments dans les prochaines années, dont certains d’intérêt thérapeutique majeur.
- L’industrie pharmaceutique est le second bénéficiaire du crédit impôt recherche, avec 710 millions d’euros (10 % du total), derrière l’aéronautique.
- Sanofi se trouve à la première place, alors qu’il continue de supprimer des postes : 135 sur ses sites d’Aramon et de Sisteron, d’ici 2025.
- Le prix de l’amoxicilline a augmenté de 10 % le 1er octobre.
- Conditionner les aides publiques et incitations fiscales à un objectif de production en Europe et à une meilleure transparence sur leur utilisation.
- « Outre les aides publiques accordées pour la recherche et le développement et le remboursement des médicaments par la Sécurité sociale, il y a le déblocage de fonds publics pour les relocalisations. » Les laboratoires touchent également le Crédit d’impôt recherche (CIR) soit 710 millions d’euros annuels (source : commission d’enquête sénatoriale sur la pénurie de médicaments).
Punaises de lit
- Lutter contre les punaises de lit coûte coûte en moyenne 866 euros par foyer (Source ’Anses - Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement
- Entre 2017 et 2022, plus d’un foyer sur dix a été touché en France.
- Le coût à l’échelle nationale pour les seuls ménages français a atteint 1,4 milliard d’euros entre 2017 et 2022, soit 230 millions d’euros par an en moyenne et un peu moins de 900 euros pour les foyers concernés.
- Le coût sanitaire, en 2019, était de 83 millions d’euros pour les Français, dont 79 millions pour les troubles associés à une baisse de la qualité de vie, des troubles du sommeil et des impacts sur la santé mentale.
- Il y a presque 900 millions de chiffre d'affaires de ceux qui enlèvent les punaises de lit. Plus de 3.500 entreprises se sont créées (Source : Jean Viard, sociologue - France Info).
Handicap
- 93 % des stations de métro à Paris demeurent inaccessibles pour les personnes à mobilité réduite.