1er MAI : paix et justice sociale pour les travailleurs en Île-de-France et dans le monde !

(Mise à jour le 2 mai 2024 à 17:03)

Communiqué 1er mai

Les travailleurs et les travailleuses de l’Île-de-France produisent en PIB, chaque année pour 765 milliards d’euros. La région Île-de-France représente 30 % du PIB de la France et est la région d’Europe qui produit le plus de richesse. Pourtant, notre territoire est l’un des plus inégalitaire socialement et spatialement de notre pays notamment en y dénombrant les communes les plus riches comme les plus pauvres.

Or, à l’heure où notre région mériterait des politiques publiques ambitieuses pour réduire les inégalités – ce que viennent de rappeler des personnels en exigeant un plan d’urgence pour l’éducation dans le département le plus pauvre de notre région : la Seine-Saint-Denis – l’État mène une politique de réduction des budgets des services publics tandis que le Conseil régional prône un « choc de décentralisation » qui ne viendra que renforcer les inégalités trop présentes sur le territoire francilien.

Les prix des biens et services consommés sont près de 7 % plus élevés en Île-de-France. Les salaires dans le public comme dans le privé ne correspondent pas à ce coût de la vie dans notre région. Celles et ceux qui en pâtissent le plus sont également les personnes en recherche d’emploi mais également les retraité·es, qui voient cette année encore, reculer leur pouvoir d’achat.

Le logement conditionne l’accès à l’emploi et à une vie digne, or il n’a jamais été aussi difficile dans notre région d’y accéder. De nombreux travailleurs et travailleuses sont régulièrement confronté·es à des difficultés d’accès au parc locatif social comme privé ! Le logement a aussi un coût pour les travailleurs et travailleuses francilien·nes. Il pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des travailleurs, et encore plus pour les travailleuses, en particulier les femmes seules avec des enfants. Les femmes souffrent par ailleurs encore et toujours des inégalités de salaires avec les hommes.

La manifestation du 1er mai s’inscrit ainsi dans le prolongement des mobilisations du 8 mars pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes en France et dans le monde, or dans de nombreux endroits du monde, les libertés syndicales sont encore bafouées et les conditions de travail, ignorées.

Les conflits meurtriers creusent l’inégalité sociale entre les travailleuses et travailleurs. Ils touchent les populations civiles et nos organisations entendent les dénoncer et en particulier :

  • condamnent l’invasion russe de l’Ukraine et exigent le retrait des troupes russes du sol ukrainien ;
  • réclament un cessez-le-feu immédiat à Gaza, la libération de tous les otages et des prisonniers politiques. Au regard de la récente actualité, il est primordial que l’ensemble des pays occidentaux œuvrent de concert pour que cesse l’escalade meurtrière qui se profile sur l’ensemble du Proche et du Moyen-Orient et fasse taire au plus vite le bruit des armes.

Enfin, à quelques semaines des élections européennes, nous exigeons une Europe protectrice des travailleuses et des travailleurs qui renforce leurs droits et appelons, dans les urnes comme dans la rue, à lutter contre l’extrême droite et ses idées, en particulier le Rassemblement National qui porte une politique xénophobe et raciste qui va à l’encontre des intérêts des travailleuses et des travailleurs.

Afin de dénoncer ces situations et porter nos revendications, nos organisations appellent les travailleuses et travailleurs, les jeunes, les étudiant·es et retraité·es à manifester à Paris le 1er mai contre l’austérité, pour l’emploi, les salaires, les services publics, la protection sociale, les libertés et une paix juste et durable dans le monde.

RENDEZ-VOUS À 14H PLACE DE LA RÉPUBLIQUE
À PARIS POUR LA MANIFESTATION

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